mardi, avril 28, 2009

Aux Armes Citoyens!


La Révolution Française, le tome 2 de Max Gallo. Aussi intéressant que le premier tome.

Morceaux choisis :
  • Et le climat se tend parce-que l'incertitude règne.
  • L'audace est le plus beau calcul du génie. Il vaut mieux s'abandonner à sa destinée. - Napoléon Bonaparte.
  • La France est misérable, mais ses représentants et ses directeurs sont résolus à jouir du luxe et des avantages du pouvoir. Et tant pis pour le peuple, celui des faubourgs ou celui qui est sous les armes.
  • La machine des finances crèvera dans les mains de ses directeurs avec un fracas épouvantable. On ne voit point de remède à ce mal.
  • Ils savent d'expérience le rôle que jouent la disette et la misère dans l'exploitation de la misère du peuple.
  • Cet homme veut maîtriser la France et par la France, l'Europe.
  • Un seul sentiment nous anime, une même résolution nous unit, il n'y a qu'un principe : celui de vivre et de mourir libres.
  • C'est le calme trompeur qui précède l'orage.
  • La loi, c'est le sabre.
  • Et la "guillotine sêche" - le bagne de Guyane.
  • Mais qu'importe l'avis du peuple.
  • Trop d'évènements depuis près d'une décennie! Trop d'illusions qui se sont dissipées comme des mirages.
  • En fait, tout ce qui vient du pouvoir est suspect.
  • Il faut donc partir pour ne pas être compromis.
  • Le pays vomit ce Directoire qui vient de créer de nouvelles taxes, car le Trésor Public a besoin de 400 millions.
  • Les ateliers ferment pour éviter d'être taxés. Les riches s'en vont. Le chomage s'étend. Le Directoire craint la révolte.
  • Qui a peur pour sa vie est sûr de la perdre. Il faut savoir à la fois oser et calculer et s'en remettre à la fortune. - Bonaparte.
  • Les "ventres dorés et pourris".
  • "Hors la loi". Ce qui signifie la mort sans jugement.

lundi, avril 27, 2009

Impôts locaux

Le site de Bercy fournit des informations très intéressantes sur la fiscalité des communes.
Ainsi, sur notre commune de 1146 habitants, on voit les chiffres suivants :

Pour l'année 2008, les dépenses de fonctionnement s' établissent à 630 € par habitant (426 € en 2000). Les impôts locaux sont de 214€ par habitant (117 € en 2000). La dette quant à elle est de 778 € par habitant (429 € en 2000).

Ce qui en pourcentage nous donne une augmentation des impôts locaux de 83% en 9 ans, soit une augmentation moyenne de 9,2 % des impôts locaux par an. La dette elle a pris 82 % d'augmentation en 9 ans.

Pouvons-nous continuer à nous endetter de la sorte?

samedi, avril 25, 2009

Mon Beaujolais perplexe - Hubert Piat

Un livre un peu confus, plus un condensé d'informations collectées j' imagine au fil des années, qu'une oeuvre littéraire.
Un avis aussi tranché sur le Beaujolais nouveau.
On peut en fait le lire en piochant de manière aléatoire un chapitre ici ou là.
Le site de l'auteur Hubert Piat se trouve .

On peut lire ceci sur la quatrième de couverture:

Le Beaujolais fut anobli par les décrets concernant les appellations.
De "petit vin de comptoir", il devint, grâce à ses crus particuliers, un vin qui s'évada des "pousse au crime" ou des "gros rouges qui tachent".
Puis vint le "Primeur" et les affairistes. Et ce vin de joie, qui n'aurait jamais du représenter plus de 20% de la récolte, devint la référence.
"Le Beaujolais est un vin qu'il faut boire tout de suite, c'est un vin qui ne se garde pas"
Ainsi, pour le bonheur financier de certains, une appellation fut dégradée.
Et pourtant, jamais la viticulture ne prit autant de soins, jamais les vins ne furent aussi bons, élégants et fruités. Le bluff du Beaujolais nouveau écrasa tout. Heureusement les choses changent, le bluff se dégonfle, la réalité revient, la poudre aux yeux disparaît, le Beaujolais a de nouveau un avenir.
On ne verra plus des étiquettes portant : "Moulin à Vent", Appellation contrôlée, Red Beaujolais Wine. C'est à dire la négation de la qualité des crus, réduit au stade de simples Beaujolais. IL N'EST PAS NORMAL QUE DES VIGNERONS SE SUICIDENT.
On peut aussi avoir des informations sur le Beaujolais sur le Patriote qui est en ligne.

samedi, avril 18, 2009

Révolution française - Le peuple et le roi



Un livre sur l'histoire de la révolution française, ici le premier tome : le peuple et le roi.
Un livre qui se lit très facilement. A la différence de Richard Millet, avec lequel une phrase peut occuper une page entière, ici le style de Max Gallo est fait de petites phrases juxtaposées, à la manière d'une révolution déroulée à cent à l' heure.
Très intéressant récit ou l'on se replonge dans les affrontements entre les Montagnards et les Girondins, entre Paris et la province, déjà! Bien sûr, on retrouve Marat, Danton, Robespierre, Saint Just, LaFayette, Capet (Louis XVI), Marie-Antoinette, Camille Desmoulins, La Marseillaise (le chant de guerre pour l'armée du Rhin), la bataille de Valmy, la guillotine.

Quelques extraits:
  • Que gagne-t-on à dévoiler sa pensée à ses ennemis?
  • On ne sait comment combattre la misère, mais on sait juger et décapiter le roi.
  • Car il n'y a plus moyen de reculer, et telle est la position où nous nous trouvons aujourd'hui qu'il faut vaincre ou périr
Il est sûr que l'histoire ne se reproduit pas, et que l'histoire ne permet pas de prédire le futur. Mais il est aussi sûr que l'histoire nous permet de comprendre notre présent, de mieux comprendre les comportements actuels, les prises de décisions, les mouvements et les choix des gouvernants, des organisations ou du citoyen lambda.

dimanche, avril 12, 2009

La Confession négative



Très rapidement dès le début du livre, le lecteur s'interroge sur la véracité du récit. S' agit' il d'un roman ou réellement d'une histoire vécue? Que nenni, il s'agit bien d'une histoire vécue et les propos écrits sont assez macabres.

La première phrase «J'ai dû tuer des hommes, autrefois, et des femmes, des vieillards, peut-être des enfants.» est donc de Richard Millet.

Le livre est la description pendant une année de la guerre du Liban entre une confession, les chrétiens maronites que Richard Millet est venu soutenir, et les musulmans.

Quelques morceaux choisis:
  • La vérité est violente.
  • Dans ce pays naguère qu'on appelait la France.
  • Extraordinaire intelligence des crépuscules.
  • L'élément le plus authentique de la nation libanaise : les chrétiens maronites.
  • Vous êtes trop bien nourris, voilà ce qui vous empêche de penser sainement.
  • Un rêveur, certes, mais doublé d'un opiniâtre travailleur qui, pour le moment, n'avait d'autre tâche que d'attendre.
  • La fatalité fait de nous les spectateurs de notre propre existence.
  • Cette bourgeoisie de gauche qu'on appelle aujourd'hui caviar.
  • La guerre avait lieu sur le terrain des langues, aussi.
  • Savoir se taire est une qualité aujourd'hui si rare qu'elle devient suspecte.
  • L' Arménie est un pays chrétien et que ses cibles étaient des turcs, c'est à dire des musulmans qui, on le verrait dans les années à venir, avec le développement de l'islamisme, se feraient un devoir de tuer des chrétiens.
  • Un Occident qui n'a d'yeux que pour les Palestiniens, les Tibétains, les Tchétchènes, les habitants du Darfour, et bien sûr les juifs, mais pas pour les chrétiens.
  • Les pétrodollars des pays arabes ayant principalement servi à transformer les camps en forteresses et à les équiper en matériel militaire dernier cri.
  • L' inévitable confident que tout être humain se cherche, lorsqu'il est loin de chez lui.
  • La guerre était une bête qui ne dormait jamais.
  • La solitude était la condition de ma liberté.
  • Je ne vous juge pas; je veux simplement comprendre.
  • Si grande est la propension des humains à regarder, le coeur serré, le temps où ils ont été heureux.
  • Et les chrétiens sont aujourd'hui plus menacés que jamais, voire persécutés, non seulement dans cette région mais ailleurs, notamment en Afrique, sans que les belles âmes s'en émeuvent.
  • Le mal est une chose sacrée. Seul un être pur est digne de faire du mal à un homme - Malaparte.
  • Je dormais beaucoup. Je lisais. Je continuais à réver. Je parlais le moins possible.
  • S' apitoyer sur un ennemi est une faiblesse dangereuse.
  • Le clivage entre l'Orient musulman et l'Occident chrétien, ou plus exactement entre le capitalisme protestant et un islamisme ayant incorporé son devenir libéral.
  • Entrer dans la vérité de l'écriture, c'est se défaire de soi.
  • L' Europe envahie par ce qu'elle eût appelé de nouveaux barbares, les indigènes devenant à leur tour des barbares, et des mosquées, des temples boudhistes, des officines sectaires s'élevant dans les villes des vieux pays chrétiens.
  • Une femme qui aimerait de l'ail, fumerait en mangeant, ne boirait pas d'alcool ou n'aimerait que le vin blanc, est d'emblée condammnée à mes yeux parce que ce sont là des fautes de goût qui me renseignent parfaitement sur ses dispositions amoureuses et intellectuelles.
  • Le monde de Siom était à l'agonie, et il me suffisait de m'en être éloigné de cinq cent kilomètres, ou, comme en cet hiver de 1975, de trois mille, et de vivre dans un autre ordre sonore et olfactif pour le comprendre, enfin obligé d'admettre ce que je n'avais voulu voir.
  • Le mal guette sans relâche. Nous ne cessons de choir. Nous sommes condammnés par le nombre et par la médiocrité. Il ne nous reste qu'à être légers, éveillés, intransigeants.
  • Il y avait longtemps que j'avais renoncé à comprendre les jeux de masques ou l'évidence des premiers regards, sachant, pour le reste, que les femmes n'attendent d'un homme que sa semence, un toit et de l'argent.
  • Cela ne m'empêche pas de penser que l'union de la femme et de l'homme, pour autre chose que la reproduction ou le plaisir, est un acte contre nature, à tout le moins impossible.
  • La peur était la condition de ma survie.
  • La plus belle fille du monde ne peut donner que ce qu'elle a. - Valéry -
  • Dans un pays où l'Etat s'était décomposé, la seule justice en vigueur étant la loi du talion.
  • On ne vit pas de la même façon dans une langue ou dans une autre.
  • C'est d'ailleurs le soucis du détail qui fait la puissance et non le flou de l'ensemble.
  • A me dresser contre toute forme de pensée dominante.
  • Les Américains qui voulaient se débarasser des anciennes puissances coloniales pour jouer à leur guise sur le théâtre du monde.
  • Et c'est bien cela qui l'a perdu : l'orgueil, la vanité