
- Masanobu Fukuoka a compris que nous ne pouvions pas isoler un aspect de la vie d'un autre. Quand nous changeons la manière de faire pousser notre nourriture, nous changeons notre nourriture, nous changeons la société, nous changeons nos valeurs.
- Howard déplaça son travail du laboratoire vers la ferme et changea ainsi sa vie lorsqu'il comprit que sa responsabilité exigeait qu'il suive ses propres conseils avant de les offrir aux autres.
- Nous nous sentons alors capables de l'écouter comme nous n'aurions pas pu avant parce qu'il parle avec autorité - et non uniquement du haut de sa science, mais depuis sa science et son expérience réunies.
- Ici l'argument n'est pas contre le travail ; il est contre le travail inutile. Parfois les gens travaillent plus qu'il ne faut pour obtenir ce qu'ils désirent, et parfois, ce qu'ils désirent, ils n'en ont pas besoin.
- "Être là, soignant un petit champ, en pleine possession de la liberté et de la plénitude de chaque jour, chacun des jours - tel a dû être l'état originel de l'agriculture". Une agriculture qui est totale nourrit toute la personne, corps et âme. Nous ne vivons pas seulement de pain.
Introduction (Larry Korn)
- le miso (pâte de soja) et le tofu (caillé de soja)
- La ferme de M. Fukukoa comprend 6000 m2 de riz et six hectares deux cent de vergers plantés de mandariniers.
- Bien prendre soin des outils.
- Au lieu de labourer la terre pour se débarrasser des mauvaises herbes, il apprit à les contrôler au moyen d'une couverture de sol plus ou moins permanente de trèfle blanc et de mulch de paille de riz et d'orge.
- Les paysans japonais faisaient une récolte de riz et une récolte de céréale d'hiver chaque année dans un même champ sans diminuer la fertilité de la terre, et ceci à duré des siècles.
- Pendant les derniers vingt cinq ans, depuis qu'il a arrêté de labourer, ses champs se sont améliorés en fertilité, structure et capacité à retenir l'eau. Avec la méthode traditionnelle la condition du sol reste à peu près toujours la même. Le paysan obtient des rendements directement proportionnels à la quantité de compost et de fumier qu'il répand. Dans les champs de l'agriculteur en chimie, il y a perte de la vie du sol et dépérissement de la fertilité originelle en peu de temps.
- Dès le départ nous savions qu'il faudrait pas mal de saisons, à la fois pour la terre et nos esprits, pour passer à l'agriculture sauvage. La transition est devenue un processus permanent.
- Mugi : céréale d'hiver
- Mikan : agrume
I
Regardez ce grain
- Le trèfle a été semé parmi les pieds de riz début octobre, un peu avant le seigle et l'orge.
- Avec ce genre d'agriculture qui n'emploie ni machine, ni préparation, ni fertilisant chimique, il est possible d'atteindre une récolte égale ou supérieure à celle de la ferme japonaise moyenne.
Retour à la terre
- L'agriculture chimique qui utilise les résultats du travail de l'intelligence humaine était considérée comme supérieure.
Vers une agriculture du non-agir
- La raison pour laquelle les techniques perfectionnées semblent nécessaires est que l'équilibre naturel a été tellement bouleversé par ces mêmes techniques que la terre en est devenue dépendante.
Retour à la source
- En même temps une force centripète revendique ses droits et le désir de retourner à la nature grandit.
Une raison qui a empêché l'agriculture sauvage de se répandre
- cicadelles : leaf-hoppers
- Il y a des saisons où la population des cicadelles est faible parce qu'il y a beaucoup d'araignées. Il y a des époques où il pleut beaucoup et les grenouilles font disparaître les araignées, ou bien si où il peut si peu que ni les cicadelles ni les grenouilles n'apparaissent.
L'humanité ne connaît pas la nature
- Un objet vu isolément du tout n'est pas l'être véritable.
- Appliquer un insecticide ne revient pas seulement à éliminer les cicadelles avec leurs prédateurs naturels. Cela affecte une quantité d'autres drames capitaux de la nature.
II
Quatre principes de l'agriculture sauvage
- Le premier est NE PAS CULTIVER, c'est à dire ne pas labourer ou retourner la terre.
- Le second est PAS DE FERTILISANT CHIMIQUE OU DE COMPOST PREPARÉ.
- Pour fertiliser, M. Fukukoa fait pousser une légumineuse en couverture de sol, le trèfle blanc, remet la paille battue sur les champs et ajoute un peu de fumier de volaille.
- Le troisième est NE PAS DÉSHERBER AU CULTIVATEUR NI AUX HERBICIDES.
- Le quatrième est PAS DE DEPENDANCE ENVERS LES PRODUITS CHIMIQUES.
Culture
- Quand ces mauvaises herbes s'installent, l'agriculteur est confronté à une tâche presque impossible, le désherbage annuel.
- Une émulsion d'huile de machine pour contrôler la cochenille (insect scales).
- Si des mesures douces comme répandre de la paille et semer du trèfle sont pratiquées, l'environnement reviendra alors à son équilibre naturel et même les mauvaises herbes gênantes pourront être contrôlées.
Fertilisant
- Avec l'écoulement de l'eau de pluie les substances nutritives sont entraînées profondément dans le sol pour devenir nourriture des microorganismes, des vers de terre et autres petits animaux. Les racines des plantes atteignent les couches du sol plus profondes et ramènent les substances nutritives à la surface.
- Une couverture de sol en trèfle et en luzerne. Comme l'engrais vert allège et enrichit le sol.
- Les cultures de couverture du sol tel que trèfle, vesce, et luzerne qui entretiennent le sol.
- En utilisant de la paille, de l'engrais vert et un peu de fumier de volaille, vous pouvez obtenir de hauts rendements sans ajouter de compost ni de fertilisant du commerce.
Venir à bout des mauvaises herbes
- Dès que l'on arrête de cultiver, la quantité de mauvaises herbes décroit nettement.
- L'habituelle voie d'action sur les mauvaises herbes est de cultiver le sol.
Contrôle des "maladies"
- charançon du pin = pine bark weevils
- On ne peut pas savoir quelle est la cause véritable du chancre du pin, ni les conséquences profondes du "remède".
- Ces quatre principes de l'agriculture sauvage - (ne pas cultiver, pas d'engrais chimiques ni de compost préparé, pas de désherbage par labour ni herbicide et pas de dépendance chimique) - obéissent à l'ordre naturel et conduisent au réapprovisionnement de la richesse naturelle.
Agriculture au milieu des mauvaises herbes
- On sème environ 5 kg de trèfle blanc à l'hectare.
Agriculture avec de la paille
- Même une mauvaise herbe gênante comme le chiendent, problème le plus difficile dans la méthode d'ensemencement direct sans culture, peut-être maintenue sous contrôle.
Culture sèche du riz
- La raison essentielle pour inonder les champs de riz est le contrôle des mauvaises herbes en créant un environnement dans lequel seul un nombre limité de mauvaises herbes peuvent survivre. cependant celles qui survivent doivent être retirées à la main ou déracinées avec un outil manuel. Dans la méthode traditionnelle, ce travail long et éreintant doit être recommencé plusieurs fois par saison de pousse.
- Le sol reste humide sous la couche de paille et d'engrais vert.
Abres du verger
- Permettre à un arbre fruitier de suivre sa forme naturelle depuis le début est le mieux.
- Les insectes les plus communs du verger : la teigne rouge et la teigne à cire cornée ("ruby scale" et "horned wax scale")
- Je ne dis pas que je plaide pour l'emploi de pulvérisations "organiques" soi-disant sans danger telles que la solution de sel d'ail ou l'émulsion d'huile de machine.
- Si on plante un arbre avec soin et si on lui permet de suivre la forme naturelle depuis le début, il n'est pas nécessaire de le tailler ni de le pulvériser.
- Quand les coccinelles eurent dévoré tous les pucerons, elles descendirent vers les agrumes tels que mites, teignes à tête de flèche et cochenilles (cottony-cushionscales)
La terre du verger
- Il va sans dire que l'amélioration de la terre du verger est le but principal de l'organisation du verger.
- Ensuite j'essayais d'enterrer du bois. Il semble que la paille est la meilleure aide pour améliorer le sol, mais à en juger d'après la quantité de terre formée, le bois est meilleur.
- Dans mon verger il y a des pins et des cèdres, quelques poiriers, des kakis, des néfliers, des cerisiers japonais et beaucoup d'autres variétés indigènes poussant parmi les agrumes. L'un des arbres les plus intéressants, bien qu'il ne soit pas indigène, est l'acacia Morishima. Son bois est un bois dur, ses fleurs attirent les abeilles et ses feuilles sont un bon fourrage. Il aide à prévenir les ravages d'insectes dans le verger, joue le rôle de brise-vent, et les nodosité ("rhizobium", bactéries vivant dans les racines) fertilisent le sol.
- Quant à la surface du sol, j'ai semé un mélange de trèfles blanc et de luzerne sur la terre nue.
- J'ai planté également du radis japonais (daikon).
- Avec l'engrais vert pour fertiliser le sol en surface et les racines de l'acacia Morishima pour l'améliorer en profondeur, vous pouvez très bien vous passer de fertilisant et il est inutile de cultiver entre les arbres du verger.
Faire pousser les légumes comme des plantes sauvages
- Les aliments qui ont poussé dans un sol équilibré par l'action des vers de terres, des micro-organismes et du fumier animal en décomposition sont les plus propres et les plus sains de tous.
- J'ai trouvé le trèfle blanc utile à tenir les mauvaises herbes en respect. Il pousse épais et peut même étouffer des mauvaises herbes aussi résistantes que l'armoise et le chiendent.
- Il est important de choisir le bon moment pour semer le trèfle. Les meilleurs semailles se font tard dans l'été ou en automne ; les racines se développent durant les mois froids, donnant au trèfle une avance sur les herbes annuelles de printemps.
- Une fois que le trèfle trouve prise, vous n'avez pas besoin d'en resemer pendant 5 ou 6 ans.
Conditions pour l'abandon des produits chimiques
- Depuis les temps anciens le paysan est affligé de ce que l'on peut appeler la "guerre contre les mauvaises herbes". Labourer, cultiver entre les sillons, le rituel du repiquage lui-même, tout vise principalement à éliminer les mauvaises herbes.
- En utilisant la paille et le trèfle, l'inondation temporaire des champs, j'ai trouvé un moyen simple de contrôler les mauvaises herbes sans l'exaspérant et dur travail du désherbage ni l'utilisation de produits chimiques.
Limites de la méthode scientifique
- Sur deux années les conditionne sont jamais exactement les mêmes.
- La géographie et la topographie du sol, l'état de la terre, sa structure, sa texture, et le drainage, l'exposition à la lumière solaire, les rapports entre les insectes, la variété des semences utilisées, la méthode de culture - en véritable une infinie variété de facteurs - doivent tous être pris en considération.
- En étendant la paille, en faisant pousser du trèfle, en retournant au sol tous les résidus organiques, la terre arrive à posséder toutes les matières nutritives nécessaires au riz et aux céréales d'hiver dans le même champ chaque année.
III
Un agriculteur élève la voix
- Aujourd'hui au Japon on est très inquiet, et c'est légitime, au sujet de la détérioration de l'environnement et de la contamination de la nourriture qui en résulte.
- Si les récoltes devaient pousser sans produits chimiques agricoles, fertilisants, sans machines, les compagnies agricoles géantes deviendraient inutiles et l'Agence Coopérative Agricole du Gouvernement s'effondrerait.
Une modeste solution à un problème difficile
- Les fertilisants chimiques les plus couramment employés, le sulfate d'ammoniaque, l'urée, le superphosphate et autres produits du genre sont utilisés en grande quantité, dont une fraction seulement est absorbée par les plantes dans le champ.
Le fruit des temps difficiles
- Un agent colorant qui n'était pas employé il y a quelques années est maintenant utilisé. Avec ce produit chimique, le fruit se colore entièrement une semaine plus tôt.
- Quand les fruits sont expédiés plus tôt, ils ne sont pas assez sucrés, en conséquence, des édulcorants artificiels sont utilisés.
- Entre le moment qui précède leur récolte et celui où ils sont embarqués et mis à l'étalage, 5 ou 6 produits chimiques sont utilisés. Sans parler des fertilisants et pulvérisations qui ont été utilisés pendant que les récoltes poussaient dans le verger.
- Pour le dire en un mot, jusqu'à ce qu'il y ait un renversement du sens des valeurs qui se préoccupe plus de la taille et de l'apparence que de la qualité, il n'y aura pas de solution au problème de la pollution et de la nourriture.
Le commerce des aliments naturels
- Mandarines naturelles
- Quant au consommateur, la croyance commune était que les aliments naturels devaient être chers. S'ils ne sont pas chers, les gens les suspectent de ne pas être des aliments naturels.
- Si la nourriture naturelle doit devenir largement populaire, elle doit être disponible localement à un prix raisonnable.
L'agriculture commerciale fera faillite
- Mais maintenant il y a toute cette agitation pour faire de l'argent.
La recherche au bénéfice de qui ?
- Le produit poussé d'une manière non-naturelle satisfait les désirs passagers des gens mais affaiblit le corps humain et altère sa chimie de telle sorte qu'il est dépendant de tels aliments.
Qu'est la nourriture humaine ?
- Les sept herbes du printemps : cresson de fontaine, doucette, navet sauvage, pousse de coton, mouron des oiseaux, radis sauvage et ortie.
- Pour apaiser l'agitation, les sensations d'impatience, la doucette est la meilleure de toutes.
- Le daikon est "herbe qui adoucit le caractère de quelqu'un"
- Tous les insectes sont comestibles.
- Il me semble que plus les désirs sont grands, plus on a à travailler pour les satisfaire.
- La viande devient un aliment de luxe quand sa production requiert de la terre qui pourrait fournir directement les aliments à la consommation humaine.
- La plus grande partie de la viande en Amérique du Nord et en Europe est produite en nourrissant les animaux avec des récoltes telles qu'avoine, orge, maïs et soja.
Une douce mort pour l'orge
- Les sept herbes de l'automne : la campanule chinoise, l'arrow-root (kudzu), le chanvre d'eau (il sert aux rebouteux), la valerianacea, le trèfles taillis (le bush clover), l'oeillet sauvage frangé et le gynérion japonais.
- Le but est d'avoir peu d'agriculteurs. Les autorités agricoles disent que, pour une même surface, moins de gens peuvent obtenir de plus grands rendements en utilisant de grosses machines modernes.
Sers uniquement la nature et tout ira bien
- L'extravagance du désir est la cause fondamentale qui a conduit le monde à sa difficile situation actuelle.
- La Grande Voie : le chemin de la prise de conscience spirituelle qui comporte l'attention et l'intérêt aux activités ordinaires de la vie quotidienne.
- haikus
- Lao Tseu, le sage Taoïste, dit que l'on peut mener une vie saine et décente dans un petit village.
- Se tracasser pour faire de l'argent, pour s'agrandir, pour mettre en valeur, pour faire des récoltes de rapport et pour les expédier n'est pas la voie de l'agriculteur.
- C'est bien de ne pas comprendre. Nous sommes nés et nous vivons sur terre pour faire face à la réalité de vivre.
- Juste vivre ici et maintenant - telle est la vraie base de la vie humaine.
- Il me semble que l'agriculture offre beaucoup d'occasions d'améliorer sa conscience.
- Il y a de la joie simplement semer et à prendre soin des plantes guidé par la nature.
Différentes écoles d'agriculture naturelle
IV
Idées confuses sur la nourriture- Il y en a beaucoup qui pensent que manger une nourriture qui ne contient pas de produits chimiques artificiels ou d'additifs est une alimentation naturelle, et d'autres qui pensent vaguement qu'une alimentation naturelle consiste à manger les aliments tels qu'on les trouve dans la nature.
- Où faites-vous passer la ligne entre naturel et non-naturel ?
Mandala des aliments naturel
- Mandala : un diagramme circulaire dans l'art et la religion orientale, symbolisant la totalité et l'unité de son sujet.
- Les jeunes feuilles des plaqueminiers kakis et des pêchers ainsi que les pousses des ignames de montagne peuvent être toutes mangées.
- Les feuilles à maturité du plaqueminier kaki et du pêcher produisent un tonique de longévité.
La culture des aliments
- Bouddha a dit : "la forme est vide et le vide est forme". Puisque la forme, dans la terminologie bouddhiste indique la matière, ou les choses, et le vide l'esprit, il dit que la matière et esprit sont la même chose.
- Sucré, acide, amer, salé et piquant.
- Même si la langue perçoit les cinq goûts, les impressions sont rassemblées et interprétées par l'esprit.
- Beaucoup de gens ne font pas attention s'il y a du glutamate de sodium dans leur nourriture, car ils ne goûtent qu'avec le bout de la langue, aussi sont-ils aisément bernés.
Vivre seulement de pain
- Il n'y a pas très longtemps le repas quotidien des paysans de cette région se composait de riz et d'orge avec du miso et des légumes salés. Cette alimentation donnait une longue vie, une forte constitution, et une bonne santé.
- Il est déraisonnable de penser qu'on peut atteindre une alimentation saine, équilibrée, simplement en fournissant une grande variété d'aliments sans égard aux saisons.
Résumé sur l'alimentation
- La maladie arrive quand les gens se séparent de la nature.
Nourriture et agriculture
- Ce livre sur l'agriculture sauvage prend nécessairement en considération la nourriture naturelle parce que nourriture et agriculture sont l'endroit et l'envers d'un seul corps.
- "Nourriture Juste, Action Juste, Conscience Juste" : cette devise est tirée du Chemin Bouddhiste Octuple de la réalisation spirituelle.
V
La stupidité se montre maline- Il n'y a pas d'autre voie que celle qui passe par la destruction de l'ego, se dépouiller de la pensée que les humains ont une existence à part des cieux et de la terre.
Qui est stupide ?
- Celui qui s'occupe de ses affaires, mange et dort bien, celui qui ne s'inquiète de rien, me semblerait être celui qui vit de la manière la plus satisfaisante. Il n'y a personne d'aussi grand que celui qui n'essaie pas d'accomplir quelque chose.
- Daruma-san est un jouet populaire des enfants japonais. C'est une grosse sphère à la base en forme de moine assis en méditation.
- Pourquoi avez-vous à vous développer ? Si la croissance économique s'élève de 5 à 10%, le bonheur va-t-il doubler ? Quel mal y a-t-il dans un taux de croissance de 0% ? N'est-ce pas un type d'économie plutôt stable? Pourrait-il y avoir quelque chose de mieux que de vivre simplement et sans souci ?
- Nous sommes arrivés au point où il n'y a pas d'autre voie que de créer un "mouvement" non de créer quelque chose.
Je suis né pour aller au jardin d'enfants
- Né sans en connaître la raison seulement pour fermer les yeux et partir pour l'inconnu infini - l'être humain est vraiment une créature tragique.
- Ils oublient qu'ils sont en train de vivre sur la terre ici et maintenant.
- Il n'y a pas de but auquel l'homme doive penser, ou à la recherche duquel il doive partir.
Nuages voguant dans le ciel et l'illusion de la science
- Pour moudre le riz en farine, il est d'abord poli - c'est à dire transformé en riz blanc. Ceci veut dire que le grain est écorcé, qu'on ôte le germe et le son qui sont la base de la santé et qu'on garde les déchets. Ainsi le résultat de cette technologie est la détérioration du grain entier en sous-produits incomplets. En Japonais, le caractère désignant déchet - prononcé kasu - se compose des radicaux signifiant "blanc" et "riz" ; et le caractère désignant le son - nuka - est constitué de "riz" et "santé".
- Si l'on sème du trèfle avec le grain et que toute la paille et les résidus organiques sont restitués à la surface du sol en tant que mulch, les récoltes peuvent pousser sans herbicides, ni fertilisant chimique, ni compost préparé.
La théorie de la relativité
- Le paysan ne réalise pas qu'il est devenu uniquement un facteur dans l'équation de l'accroissement de la vitesse et de l'efficacité de l'agriculture moderne. Il laisse le vendeur d'équipement agricole faire tout seul le calcul pour lui.
Un village sans guerre ni paix
- Les agriculteurs d'autrefois étaient un peuple paisible, mais maintenant ils discutent avec l'Australie au sujet de la viande, se querellent avec la Russie à propos du poisson et dépendent de l'Amérique pour le blé et le soja.
La révolution d'un seul brin de paille
- "Avec ce simple brin de paille une révolution pourrait commencer"
- "Traite une tige paille comme une chose importante et ne fais jamais un pas inutile"
- Okuninushi-no-mikoto : légendaire dieu japonais de la guérison qui voyage en lançant la bonne fortune d'un grand sac qu'il porte sur l'épaule.
- raiu : orage
- roi dragon : conte japonais Urashima Tarô
- kirishitan : chrétien
- nanbanjin : barbares du Sud
- eta : intouchables
- moxibustion : technique de simulation par la chaleur des points d'acupuncture
- hinin : non-humain terme désignant les personnes vivant en marge de la société
- danson-johi : "respect des hommes, mépris des femmes"
- confucianisme : philosophie chinoise que les Tokugawa utilisèrent pour justifier le contrôle du peuple
- koku : unité de mesure de riz qui servait à évaluer la richesse
- benibana : fleur de carthame
- washi : papier japonais
- kumadori : maquillage du kabuki
- tengai : chapeau casque couvrant l'intégralité du visage, porté par les moins itinérants dits kômuso

- sento : bain public
- Le pont Nihonbashi
- Ôtemachi
- kamuro : apprenti
- La torture d'ishidaki : la "torture de la pierre"
- rôju : les "anciens", conseillers du shogun
- kagemusha : "ombre du guerrier". Les seigneurs japonais usaient parfois de ces doublures.
- genmaicha : thé vert au riz complet grillé
- Nagasaki, la ville du bout de l'archipel.
- kinmokusei : oliviers de Chine, arbustes au parfum emblématique de l'automne japonais
- koku : unité de mesure du riz qui servait à évaluer la richesse
- benibana : fleur de Carthame
- washi : papier japonais
- kumadori : maquillage du kabuki
- ikkô-ikki : révolte des ikkô-ikki : aux XVe et XVe siècel, des groupes composés de paysans, de moines boudhistes et de prêtres shintô se révolteèrent contre les pouvoirs des guerriers.
- tabi : chaussettes japonaises, avec séparation pour le gros orteil
- kamishibai : théâtre de papier
- tokonoma : alcôve réservée aux ornements décoratifs
- tayu : courtisanes de haut rang
- Susanoo : divinité de la mythologie shintoïste et dieu de tempêtes, frère d'Amaterasu
- shinai : sabre d'entraînement en bambou.
- Précieux bouillon de miso agrémenté de champignons, puis celui du bol de riz.
- Riz vinaigré mélangé à des lamelles de calebasse, d'algues et de coquillages, peau de tofu frite et soupe aux savoureux parfum de miso.
- Du riz avec un oeuf et de la sauce de soja.
- Outre les boulettes de riz, il y avait un bouillon de miso agrémenté de fines tranches de radis et de carottes sauvages, des pousses de bambou, des filets crus de poissons d'eau douce dont la tête et les arêtes avaient longuement infusé dans le bouillon.
- Il préférait le silence aux plaintes. En comparaison, j'avais l'impression de geindre perpétuellement.
- Vos bonnes intentions n'ont d'autre finalité que de servir vos propres desseins.
- Les fanfaronnades sont un jeu de dupes. Quel besoin aurions-nous d'un château rutilant ?
- Le rouge, la plus vive incarnation du courage et de la justice.
- Le tengu, démon mythique au long nez et au visage rouge, à mi-chemin entre le moine et le rapace, n'était pas une créature de bonne augure.
- Mais le chien qui courbait l'échine pouvait toujours se redresser pour mordre.
- Elle entreprit ensuite, dans le silence qui nous enrubannait, de préparer le thé. Moudre les feuilles, purifier les objets, verser l'eau portée à la parfaite température dans une jarre de terre cuite, ouvrir la boîte de laque noire pour récolter du bout de la fine spatule la précieuse poudre verte, tirer à l'aide d'une puisette au manche gracile une louchée d'eau, la laisser tomber, presque goutte à goutte, dans la tasse ébréchée qui évoquerait, au toucher, le sable ou la terre, doucement battre enfin, avec un fouet de bambou, l'eau et le thé pour obtenir un liquide âcre dint le goût serait l'expression même du royaume végétal, et la mousse un délicieux condensé de nuage.
- Qui le but avec une concentration proche de la révérence, qui fit claquer ses lèvres avec la satisfaction une fois la gorgée avalée.
- La libellule, cet insecte qui ne faisait jamais demi-tour, symbole de force et de persévérance.
- La marche vivifiait mon corps et mon esprit.
- Refusant de poursuivre sur ce chemin de pensée, je me concentrai sur le feu qui rougeoyait au centre de la clairière où nous avions élu domicile pour la nuit, mâchant avec application la chair des poissons d'eau douce que Seiren et Ichirô avaient pêchés un peu plus tôt.
- L'importance cruciale de la rigueur et du détachement auxquels nous devions nous astreindre.
- Avoir un ami, un seul ami, peut tout changer.
- Confiance, intransigeance.
- Sa vie ne vaut pas plus que la tienne ou la mienne.
- La prudence doit prévaloir sur la témérité.
- Depuis le début, le doute me gangrenait à l'idée d'avoir pris la mauvaise voie ou de ne pas être la bonne personne pour le rôle que je devais tenir (syndrome de l'imposteur).
- Il avait quelques desseins à l'esprit, je n'en doute pas, et comme pour tant d'autres, la mort aura coupé court à ce qu'il projetait.
- Préférant la prudence à la témérité.
- Vous m'avez confié des informations précieuses, dont je saurai tirer usage.
- Il n'est rien de tel lorsqu'on attend une importante nouvelle que de se changer les idées en s'extrayant du monde.
- Les humains continueraient de vivre pour s'éteindre comme il sied aux mortels.
- Un jour et une nuit durant, nous avions perfectionné le plan.
- S'il avait montré moins d'arrogance. S'il n'avait pas cru ce combat gagné d'avance.
- Quand nous parlions aux morts, nous nous parlions avant tout à nous-mêmes.
- Il en est des voyages comme des êtres humains. Certains marquent à peine votre esprit. D'autres changent votre vie.
- Notre mémoire est notre plus grand trésor.